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La Nouvelle-Orleans m’appelle…


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Big Easy
La Nouvelle-Orleans m’appelle…

Il vous est peut-être déja arrivé d’avoir une attraction inexplicable envers un lieu et de vous demander pourquoi ce lieu en particulier et pourquoi il y a tant de choses qui semblent vous être familières? À ce poser comme question si nous y avons déjà vécu auparavant? Je connais des gens qui y croient, d’autres pas du tout et moi et bien je me plait à croire que peut-être, il y a longtemps, une femme déambulait dans les rues du Vieux Carré Français la sueur au front, écoutant l’air d’un band ragtime ambulant avant de courir attraper son tramway nommé désir.

Je me suis rendue à la Nouvelle-Orléans en juin 2003, suite à en avoir rêvé depuis plusieurs années. En descendant de l’avion, j’ai eu l’impression d’entrer dans un bain vapeur. C’est un climat subtropical dense et lourd qui m’accueillait mais pour moi c’était la joie, je pouvais enfin visiter cet endroit mythique.

Adolescente, c’est en lisant le livre La demoiselle du Mississippi que j’ai eu l’impression d’y avoir déjà été. Je ne vous parlerai pas de la ville comme ferait le petit routard mais plutôt vous nommer les 8 choses qui dans mon livre à moi,  me donnaient le goût d’aller à sa rencontre.

1. Le Jazz

New-Orleans est bel et bien la Mecque du Jazz. Plusieurs courants musicaux d’influences ont convergés vers the Big Easy ayant comme affluant la Rivière Mississippi et ses habitants de diverses cultures. Le Dixieland Jazz est sans doute un des types de Jazz des plus connu y provenant ainsi que le Charleston et le Ragtime qui en toile de fond, donnèrent le ton à l’épanouissement du Jazz.

Photo Enziozerziani

Photo Enziozerziani

Le Jazz c’est plein de choses: 2-4 et 4-4 temps en syncope, des cuivres, l’influence Africaine Américaine, les gammes blues, l’improvisation, les percussions, les voix qui s’y prêtent, l’harmonie, le rythme et ce que les amateurs vous dirons; une petite sensation d’euphorie interne à son écoute. New-Orleans Jazz and Heritage Festival 2015 du 23 avril au 3 mai

The Preservation Hall est l’endroit où il faut aller pour écouter du Jazz si vous ne voulez aller qu’à un endroit. Il s’agit d’une petite salle ou une trentaines de spectateurs s’entassent pour écouter les plus grands du Jazz ainsi que l’incontournable house band le Preservation Hall Jazz Band. Faites la file de bonne heure, les places sont restreintes.

2. Le Vieux Carré Français

Le Vieux carré français (French Quarter en anglais) est un quartier de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane. Il est le centre historique de la ville, fondée en 1718 par Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville. Le quartier est intégralement classé Patrimoine historique National. Son architecture coloniale préservée de la fin du XVIIe siècle et ses monuments remarquables en font le premier centre touristique de la ville et un secteur résidentiel recherché. On y retrouve la très célèbre rue Bourbon et de nombreux magasins de souvenirs où l’on peut y trouver de magnifiques masques et colliers, accessoires incontournables pour le Mardi Gras. Les Français, les Cajuns, les Créoles, les Espagnols, les Anglais et les Afro-Américains ont métissé ce lieu et l’ont rendu unique au monde. Chaque année c’est à cet endroit que l’on célebre le fameux Mardi-Gras. Les gens se perchent aux balcons de la rue Bourbons et lancent des colliers à celles qui veulent bien montrer leurs atouts. Les festivaliers portent des magnifiques masques, l’atmosphère est à la fête, l’alcool coule à flot. Le mot d’ordre :  » Laisser le bon temps rouler »

3. Dixie

Le mot Dixie est rattaché à la Nouvelle-Orleans comme le mot Capitale à Washington. C’est un fait que l’on conçoit sans trop se poser de questions. Le mot Dixie vient d’un billet de monnaie circulant dans les années 1800 à la Nouvelle-Orleans. Sur ce billet, d’un coté il y avait en anglais le mot Ten et de l’autre Dix. Les anglos voulant prononcer Dix, disaient Dixie. Comme il s’agissait du seul état Américain où le billet de dix dollars était fait ainsi, les marchands lors d’échanges commerciaux entre états ont vite surnommé la ville Dixie. De là, part le mot Dixie et qui sert de qualificatif à tout ce qui vient de Dixieland.

« I never missed a coton ball and drinking out of a Dixie cup, yes sir I’m strickly from Dixie. I tought about Dixie sky of blue. Oh yes Sir Im strickly from Dixie » -Ella Fitzgerald

4. Beignets, café chicorées du Café du Monde.

Source inconnue Bing images

Source Bing images

Le restaurant Café du Monde est situé sur le bord de la rivière Mississippi, protégé par un mur fortifié dans le Vieux quartier Français. Heureusement pour les touristes, bien que l’ouragan Katrina l’ait endommagé , il fut rénové et a depuis retrouvé sont cachet original. Au Café du Monde, la tradition veut qu’on y serve des beignets carrés couvert de sucre en poudre et du café spécial, mélangé avec de la chicorée. Il s’agit ici de saveurs typiquement Louisianaises. Les beignets fût introduits au 18e siècle par les Acadiens lors de leur déportations, leur héritage fait le délice de tous jusqu’à nos jours. Une autre tradition que l’on ne retrouve pas ailleurs et qui a été introduite par les français, est le café à la chicorée. Au 18e siècle, le café poussant en Martinique se faisant rare, ces derniers ont découvert qu’en y mélangeant de la chicorée, cela donnait du corps et un parfum intéressant au café. Et c’est comme cela qu’aujourd’hui encore il est impossible de passer par la Nouvelle-Orleans sans boire du café et des beignets frits typiquement confectionnés.

5. Le fer forgé

imageLe travail du fer et entre autre du fer forgé au 17e et 18e siècle devint de plus en plus populaire en Europe, en Angleterre plus précisément. Ce savoir faire fut introduit à la Nouvelle-Orleans et c’est ainsi que plusieurs forgerons ont pu faire des affaires d’or en Louisiane. Si l’on remarque, quasiment toutes les maisons du Vieux Carré Français où les bourgeois habitaient, possèdent des galeries et clôtures fait de fer forgé. Plus le travail était complexe, plus les propriétaires étaient perçues comme étant fortunés. Le fer forgé fait partie intégrale de l’architecture et du charme de la Louisiane.

6. Le gumbo soup

Source Creolecontessa.com

Source Creolecontessa.com

Le gumbo soup est une soupe épicée. À la base il y a le roux dans lequel ont y ajoute des okras, petit légume vert gluant coupé en rondelles, des fruits de mer, du riz, des épices tel le safran et de la saucisse mais il y a autant de recettes que de familles cajuns dans les bayoux. Citoyenne de New Orleans, cette soupe repas est d’un vrai réconfort. C’est un met cajun réconfortant que l’on mange qu’il fasse chaud ou froid.

7. Le Mississippi et les bateaux à roue

Source Bing

Source Bing

Quand on pense à la rivière Mississippi, la première image qui nous vient en tête c’est Tom Sayer et les bateaux à roues. Ces derniers voguaient sur le fleuve à la fin du 19e début du 20e. Les padle boats étaient conçus pour le transport du cargo et celui des passagers des États du Nord de la Louisiane qui souhaitaient visiter ou s’établir dans le southern confort de la Louisiane et de ceux qui souhaitent aller au Nord. On peut encore faire une courte croisière interprétée et revivre l’histoire,  je vous conseille la croisière en soirée. Un des seul bateau toujours en service s’appel le Natchez. Vous pouvez savourer la musique d’un Dixieland band sur le pont, c’est un incontournable.

8. L’influence Afro-Américaine.

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Photo Brad Coy

Comme les Acadiens au Canada, les Afro-Américains ont été persécutés plus qu’ailleurs dans les États du sud. Reclus et résiliés a poursuivre le métier d’esclave de génération en génération. Les Afro-Américains ont particulièrement influencé le cours de l’histoire de la Nouvelle-Orléans et ainsi teinté de leur couleurs tout le metissage de cultures qui a façonnée la ville. Au Mardi Gras, la parade est traditionnellement et encore aujourd’hui menée par les zulus, une tribus africaine, qui étaient importante traditionnellement du fait qu’ils pratiquaient le voodoo, et ils étaient pour cette raison, respectés des habitants de toutes les classes confondues. Le jazz, le blues, le gospel et le blue grass, aussi disons le, se sont tellement développés grace à leur inestimable  contribution. Les contres temps, le rythme et le tempo….. Ils l’ont dans la peau!

Bonne semaine.

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Née a Baie-Comeau au Québec j'ai habité plusieurs autres villes par la suite. Une tonne de sujets m'interessent. Les arts, les gens, les villes, les chiens, la nature, le jazz la bouffe, l'histoire les gens extraordinaires. Voilà le pourquoi de mon blog Moijmange-- un peu de tout. Bonne lecture à tous

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