MES AMOURS
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C’est mon parc, behave!


Quand on fréquente un lieu vert aussi souvent dans sa vie, on se l’approprie, on l’aime, on le scrute, le redécouvre, le respire, on s’émerveille, on le nettoie, on en prend soins, on tisse des liens on tasse les branches qui jonchent le sol. En fait, je ne peux parler que pour moi mais j’ai cette certitude que les gens qui vivent la même chose se sentent de la même manière.

J’ai vécu au Saguenay la plus grande partie de ma vie. Une région naturelle où la forêt dense n’est qu’à quelques kilomètres des centres urbains. Mon parc c’est le Parc de la Rivière du Moulin également appelé  le parc de la Rivière Langevin. Ce parc est situé à Chicoutimi entre l’axe commercial du boulevard Talbot et les terres cultivables du rang St-Jean Baptiste.  Autrefois ce grand espace boisé fût la propriété des soeurs Augustines. Elles le vendèrent à la ville dans les années 70 pour y aménager des sentiers et la création d’un parc public. La rivière Langevin qui traverse le parc est tortilleuse en forme de ouelles. De nombreuses chûtes se formant en amont partant de la chûte du pont ferrovière jusqu’au pont routier du Boulevard de l’Université. Il y a de nombreux sentiers de quoi marcher des heures. L’hiver c’est le paradis des skieurs de fond et des raquetteurs  mais les marcheurs ne sont pas en reste.

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Ce sont mes parents qui m’ont initiés à la marche en forêt à mon tout jeune âge. Il s’agit d’une grande passion celle de marcher dans la nature sutout seule où avec mon chien. Simplement parce que de cette manière, je suis plus en mesure de vraiment être en symbiose avec la nature. Je n’ai pas peur d’avoir l’air d’une grano car ce que je raconte c’est exactement comment je me sens en marchant dans la nature. J’ai fait un grossier calcul du nombre de fois où j’ai visité mon parc, au gros minimum. Durant 20 ans, si j’ai visité le parc au minimum 40 fois par an, ca fait 800 visites mais je crois qu c’est plus que ça. À ce compte, le parc Rivière du Moulin m’appartient un peu non? Mes parents pour leurs parts sont les actionnaires principaux car ils y vont presque à tout les jours depuis 25-30 ans.

imageimageUne étude réalisée sur deux groupes de 50 personnes a démontré que la marche dans la nature vesus la marche en ville était à plusieurs niveaux , meilleure pour la santé. Ne serait-ce que pour le coeur, la pression artérielle, le stress, les poumons, la

concentration, la santé cognitive etc. J’ai aucune dificulté à le croire.

L’idée derrière tout ces élucubrations ce n’est pas que le parc nous appartienne. C’est qu’au fil du temps, des saisons, des observations, des petits miracles de la nature, de la rencontre d’ours noir, des feuilles vertes fluos sortant des bourgeons au printemps passant au rouge écarlate et finissant par tapisser les sentiers à l’automne. Ce sont les crosses de fougère en tire-bouchon le long des sentiers qui se déploient pour nous donner l’impression d’être dans la jungle. Ce sont ces petits micro climats où l’on vois la végétation changer. Ce sont les pic-bois hauts perchés, les abeilles qui s’installent dans les trous des pic-bois. La rivière Langevin qui sort de sont lit et innonde les sentiers pour que l’on remonte nos pentalons et enlève nos chaussures pour continuer son chemin. Ce sont les tempêtes de neige qui recouvrent les cognifères en fantômes. Ce sont les chutes poétiques que l’on nomme la chute du Voile de la mariée, la chute à l’Équerre, la chute des Sables. Les vents qui fendent des arbres en deux, la senteur du fumier étendu dans les champs l’été, les côtes qui endurcissent les fesses, les joggeurs sexy, les pêcheurs sur les roches. Les habitués que nous saluons d’un regard complice car eux comprennent. C’est l’angle du soleil dans les arbres selon la saison, selon l’heure du jour qui nous met dans un état d’esprit différent. Se sont toutes les variétés de végétaux qui poussent à leurs moments distictifs et qu’on est content de voir apparaitre à chaque année et j’en passe ……. Qui font que vivre le moment présent devient un jeu d’enfants.

Je n’avais qu’à prononcer le mot parc que pour que Fidel mon chien, deviennent anxieux d’excitation. Il connaissait le parc aussi bien que moi. Lui ce qui le branchait c’était sentir le sol, machouiller les brindilles, courrir à perdre haleine et lever la patte pour uriner au 20 pieds. Lui aussi c’était son parc, du moins pour tout les délimitations de terrain qu’il y a fait! J’ai réalisé à quel point la marche en nature n’était pas bénifique que pour Fidel mais aussi pour moi. On ne m’a jamais forcé a y aller, je m’y sentais chez moi.

imageimageDans la nature peut importe si on croit en dieu ou pas. Quand on prend le temps de s’en impregner, on arrête d’être égocentrique. On réalise qu’on fait partie d’un tout et que le créateur de tout ça est une coche au dessus. Quand on réalise la chance qu’on a d’avoir un chez-soi aussi magnifique, on ramasse les ordures qu’on vois sur le chemin, on tasse les arbres qui sont tombés sur les sentiers. On prends des photos. On en parle parce que ça nous rend heureux.

Je m’ennuie de mon parc, je suis certaines que d’autres propriétaires s’en occupent aussi bien. Depuis que je suis à Glasgow, c’est une des premières chose que j’ai fait, marcher ave mon chien Paolo à la rencontre de parcs. Je suis heureuse d’avoir trouvé des beaux parcs avec des monuments, des cygnes dans un étang, un autre avec un chateau médiéval et un avec une vue magnifique sur la ville et a deux pas de l’université. Ces parcs sont magnifiques mais ne sont pas dans une nature dense. L’être humain y a mis sa patte un peu trop fort pour que je puisse me sentir dans mon élément. Or, j’apprécie tout de même ce que la vie m’offre. L’Écosse est une terre sauvage et naturelle. Il y a des sentiers de centaines de kilomètres. On peut faire de la marche en montagne et sincèrement à peut près tout ce qui est faisable au Québec. Donc c’est une question de temps je me promet de sortir de la ville pour y rencontrer la nature brut.

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Mes amis du Québec faites comme moi et Joel et allez dans les parcs (désolée fallais que je la pousse) ça élève les pensées, nous fait sentir mieux, nous descend les pieds sur terre, nous fait vivre le moment présent et nous éloignes des pensées futiles omniprésentes.

Si vous allez chez moi au parc de la Rivière du Moulin, où dans n’importe quel parc en forêt, faites attention, profitez en, ramassez les détritus s’il y en a, souriez aux passants, regarder ce qui passe, ce que ça sent et faites l’effort de ne pas penser à autres choses. Si tout ce passe bien vous y retournerez souvent jusqu’à ce que vous vous y sentirez à la maison qu’importe la saison.

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3 commentaires

  1. Claudine dufour dit

    Tu écris bien Christine et j’aime te lire.Moi aussi j’adore marcher dans les parcs xxxxxxc A bientôt

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  2. virginie dit

    Ton article est super et que dire des photos je demeure à côté de ton parc préféré si il te manque je peux te faire des photos malheureusement fidèle n y sera pas à mon grand regret je le trouve tellement beau moi aussi j’adore y aller y courir prendre l air l hiver souvent en raquette et l ete c est tellement beau aller s asseoir sur les rochers à côtés de l eau ou faire du Pédalo woww ton article est très bon ça me fait revivre

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    • Merci Virginie et Claudine. Seule chose que je te dis Virginie, profite en pour moi!
      Vos mots sont encourageants, ça fait beaucoup de bien de lire vos commentaires.

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